©Françoise Rouquié 

 

À la fête des bateaux en bois organisée par l’association Les Chantiers Tramasset, le 16 juillet dernier, on s’est réjoui et on a parlé grands voyages et commerce maritime vertueux.

Une fête de l’eau et du vent 

Sur le site du chantier naval  est arrivée ce matin-là en fanfare et toutes voiles dehors, la régate des bateaux en bois. Ils étaient  partis de l’estuaire, de Bourg, de Macau, du port de Bordeaux pour un cabotage de plusieurs jours. C’était la 23e édition des R.B.B.A.I.V, Rencontres des Bateaux en Bois et Autres Instruments à Vent. Trompettes, clarinettes, saxophones et trombones ont soufflé un vent de folie, et des concerts de voix ont accueilli à pleins poumons la flottille de vieux gréements. Tramasset est le dernier chantier naval sauvegardé parmi ceux, nombreux, qui  construisaient jusqu’en 1985 au Tourne et à Langoiran des yoles, des filadières, des coureaux, des gabares et des sapines. C’étaient ces embarcations en bois qui  assuraient les transports sur la Garonne, usant de la force des marées et du vent. Dans  un cadre naturel et ombragé, la Fête à Terre, a réuni toute la journée de nombreux participants qui se sont divertis au son de musiques joyeuses, en rêvant de voyages.

La voile : un transport moderne et écologique 

La navigation à voile prend actuellement une autre ampleur. La conscience écologique amène nos contemporains à repenser avec des instruments modernes des modes de transport anciens.
Depuis quelques années des compagnies spécialisées dans la navigation durable proposent des voyages au long cours pour transporter des produits biologiques à travers l’Atlantique, la mer du Nord, et bien au-delà.

Le Tres Hombres, voilier néerlandais pour le commerce au long cours.

 

L’Écho des Collines a fait la connaissance de Rhur, navigateur hollandais, venu rencontrer des viticulteurs pour les informer d’un mode de transport maritime traditionnel permettant, par le balancement du bateau, un vieillissement accéléré du vin. Ce passionné de bateaux en bois et d’écologie a évoqué l’existence du Tres hombres, et d’autres navires comme l’EcoClipper qui transportent sur un mode décarboné  rhum, cacao, café, miel… depuis les Pays Bas vers la République Dominicaine, le Canada, l’Australie. Producteurs, importateurs, formateurs de marins, ils agissent ainsi contre le changement climatique et œuvrent pour le développement durable. 
Une belle rencontre dans ce lieu justement dédié à l’économie sociale et solidaire.

Françoise Rouquié & Sylvie Barrué 

 

L’accueil en musique ©Françoise Rouquié