©J-C. Linarès (IA)

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été les premiers jeux paritaires de l’Histoire et « 71 % des personnes intéressées par ces JO avaient l’intention de suivre autant le sport féminin que masculin », selon Oxfam. Malgré tout, les inégalités persistent et la place des femmes et des filles dans le sport reste à défendre.

En termes d’avancées, on peut noter l’intérêt croissant des médias pour le sport féminin. Ainsi, « après avoir stagné pendant trente ans, la couverture médiatique du sport féminin a triplé depuis 2019, passant de 5 % à 16 % en 2022 », selon l’ONU. Qui souligne également qu’« aujourd’hui, 7 personnes sur 10 regardent le sport féminin ».

La féminisation de l’encadrement dans les Fédérations sportives progresse également : le handball, le basket-ball, le cyclisme et le football ayant été les premiers sports à le faire, dès 2006. Toutefois, les inégalités de rémunération des athlètes masculins et féminines restent importantes et les femmes et les filles sont beaucoup plus victimes de violences sexuelles dans le sport. Selon une étude de la Commission européenne, citée par Oxfam, « environ 55 % des athlètes féminines rapportent avoir été victimes de harcèlement ou d’abus sexuels au cours de leur carrière ».

Qu’en est-il de la place des femmes et des filles dans le sport, à l’échelle locale ? Ce mois-ci, L’Écho des Collines donne la parole à de jeunes sportives (page 7) et évoque la situation dans différentes disciplines, traditionnellement masculines, boxe (page 8) et rugby (page 9). Nous évoquerons enfin la prévention des violences sexuelles dans le sport avec l’exemple d’un club très engagé (page 10) et le riche parcours d’une athlète accomplie (page 11).

Bonne lecture ! Et souvenez-vous : le sport, c’est la santé !

Coraline Bertrand