Marie-Isabelle Guibbert présente son Château La Lande Saint-Jean comme une « ferme vigneronne ». ©Charlie Campiglia 

La crise viticole perdure, nous avons déjà eu l’occasion de nous en faire l’écho comme d’autres médias. Entre arrachage de vignes, problèmes de commercialisation et donc difficultés financières poussant parfois, dans le pire des cas, jusqu’au suicide, l’actualité du monde viticole n’est pas rose.

Toutefois, le tableau n’est pas tout noir. Certaines exploitations ne manquent pas d’idées ni de motivation pour se réinventer, faire perdurer leur propriété et continuer à produire et vendre du vin, tout en se diversifiant. Le tout étant d’attirer à soi curieux et nouveaux clients à fidéliser.

Œnotourisme et diversification semblent être ainsi les maîtres-mots pour s’en sortir. Encore faut-il structurer son offre et accepter (ou être en capacité) de prendre des risques.

Aussi, pour ce nouveau numéro, L’Écho des Collines est allé à la rencontre du Syndicat des vins de l’Entre-deux-Mers pour un état des lieux local (page 5), et de plusieurs vignobles : la Maison du Berneuilh (vignobles Noriega), à Porte-de-Benauge, où Amandine Noriega se démène pour sauver sa propriété (page 6) ; le Château La Lande Saint-Jean, à Saint-Loubès, où Marie-Isabelle Guibbert doit structurer son offre oenotouristique ; les Vignobles Degas, à Saint-Germain-du-Puch, où deux sœurs ont choisi de réduire leur production et d’utiliser leurs chais pour de l’événementiel ; et enfin, le Château Lalande-Labatut (vignobles Falxa), à Sallebœuf, où les guinguettes estivales contribuent à la notoriété du domaine (page 9). Un numéro à lire sans modération…

Bonne lecture !

Coraline Bertrand