©Isabelle Monnet (retouche IA ©J.-C. L.)

« Le déclin de la biodiversité dans toutes les régions du monde […] a des impacts sur le fonctionnement des écosystèmes, la disponibilité et la qualité de l’eau, la sécurité alimentaire et la nutrition, la santé humaine, végétale et animale et la résilience aux impacts du changement climatique ». Tel est le constat, plutôt alarmant, de l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité. Un constat confirmé par l’Office français de la biodiversité qui rappelle sur son site que « de par l’étendue de son espace maritime et la diversité de ses habitats, la France abrite l’un des patrimoines naturels les plus riches du monde. […] Mais cette richesse est de plus en plus menacée. Ainsi, 18 % des espèces ont disparu et 78 % des habitats sont dans un état de conservation défavorable ».

Et on le sait, ce sont les activités humaines qui sont responsables de cette érosion de la biodiversité. Or, chacun à son échelle peut agir pour enrayer ce déclin, dans son propre jardin, en mangeant bio, local et de saison, ou encore en participant à des programmes de science participative comme le SPIPOLL (Suivi photographique des insectes pollinisateurs). Frédéric Revers, chercheur à l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) à Bordeaux, aimerait d’ailleurs avoir 200 à 300 participants à ce programme à l’échelle de la Métropole, contre moins d’une centaine à ce jour.

Aussi, dans ce nouveau numéro de l’Écho des Collines, nous faisons un point avec le GPV Rive droite sur ce qu’est la biodiversité et les actions mises en place pour la protéger sur la Rive droite ; nous apprenons à jardiner de la manière la plus naturelle possible avec l’exemple du Jardin rêvé de l’association Germaine Veille à Cenon et celles des jardiniers des Coteaux d’Artigues. Nous échangeons avec des responsables des espaces verts de Tresses ou Artigues sur les bienfaits de la fauche tardive ; et enfin, nous évoquons la protection des milieux aquatiques avec un chargé de mission de la Fédération de pêche 33.

Bonne lecture et bel été !

Coraline Bertrand