L’écho à chaud !

Ce n’est pas le verbe avoir. C’est bien l’echo à chaud, avec un accent amer sur le « a ».

Votre journal est géré par une association et qui dit association dit fragilité. Etape par étape, on avance sur un projet associatif dont l’équilibre est comme une marionnette à trois fils. Le premier fil est son objet : produire un journal pour valoriser la grande rive-droite de Bordeaux et mettre en avant ses initiatives sociales, culturelles et économiques. Le deuxième fil est sa cible, un terme marketing qui veut dire ici « nos lecteurs et nos abonnés ». Le troisième fil, ce sont les soutiens financiers directs comme la vente du journal, et indirects comme les subventions de l’Etat, de la région, de la ville ou des particuliers.

Ce dernier fil est un mélange de nylon et de coton. Il s’use petit à petit et doit être régulièrement entretenu sinon la marionnette se casse la figure. Bénévoles et salariés surveillent ce fil et anticipent sur les effets de sa détérioration. Les subventions s’amenuisent, la presse écrite se vend moins bien, le numérique n’est pas la panacée.

C’est pour cela qu’en cette fin de printemps, l’association qui gère le journal a lancé une campagne de financement participatif sur helloasso.com

Vous vous sentez peut-être trop sollicité. Avec le développement des plateformes à cagnotte, on reçoit des mails ou des textos pour soutenir des multitudes de causes, parfois collectives, parfois individuelles. Aider un jeune à se lancer dans un défi sportif, encourager une classe dans son projet de chantier bénévole, cofinancer un voyage pour collecter des fonds destinés à la recherche médicale ou encore parrainer une fondation dédiée au bien-être animal.

On ne sait plus où donner de l’euro. Et parfois, trop de cagnottes tuant la cagnotte, on finit par ne plus rien soutenir. Très compréhensible et très humain. On passe à autre chose, on se dit qu’on y reviendra et le quotidien nous rattrape.

Pour l’écho des collines, votre don est indispensable. Qu’il soit de 5 euros ou beaucoup plus, il sera précieux et permettra de maintenir la production du mensuel et les emplois salariés de l’association.

Vous pouvez également vous abonner en ligne, sur le site du journal echodescollines.fr.

Ce cap de belle espérance rapprochera l’écho de ses 300 numéros et de ses 30 ans. C’était en 1998 que Anne et Pierre Cixous ont fait ce pari fou de publier un mensuel destiné à réagir contre l’image négative de la rive droite exprimée par de nombreux habitants du reste de l’agglomération. Dix ans plus tard, des activités nouvelles se sont associées au mensuel : ateliers de français, classe journalistes et l’Encre des coteaux, concours annuel d’écriture ouvert aux jeunes et aux adultes.

L’association s’est diversifiée pour rayonner davantage et construire des projets complémentaires mis en place grâce à des subventions dédiées.

L’Écho, c’est un peu un tanguy éternel. Même après 30 ans, il ne sera pas autonome. Mais il restera fier du chemin parcouru et des 292 mensuels publiés. À vous de jouer !

On se retrouve en septembre, en chair et en os, sur support papier et avec le plein de motivations !

Bel été à tous, et merci aux abonné.e.s, aux lectrices et aux lecteurs fidèles !

Paula Serrajent