In vino veritas !
Voici venu le temps de l’écotourisme, ce tourisme vert orienté sur la nature et le patrimoine à conserver, où le voyage dépasse le cadre du plaisir et de l’insouciance. Le tourisme se veut durable, responsable et
protecteur de la biodiversité. Notre Terre ne peut que s’en féliciter.
C’est en me penchant sur l’œnotourisme auquel l’Echo consacre son dossier du mois, que j’ai découvert le terme de spiritourisme, autrement dit la découverte des régions d’un pays. J’ai alors cherché si les autres formes de tourisme plus classiques s’étaient, elles aussi, parées d’un nouveau terme.
Je n’ai pas trouvé. Alors, j’ai inventé selon le simple principe d’association de mots et en voici le résultat : sportourisme, culturotourisme, ruralotourisme, gastrotourisme, béatitourisme, détentotourisme, éducatourisme, aventutourisme et… fricotourisme.
Sport, culture, ruralité, gastronomie, bien-être, détente, éducation, aventure sont autant de motivations, isolées ou combinées, pour construire son prochain voyage et y trouver son compte.
La dernière est peut-être moins évidente, quoique. Oseillotourisme, tunotourisme, patatotourisme… les synonymes ne manquent pas et ne sont pas très vendeurs (lol) ! J’ai opté pour le fricotourisme qu’on devrait instantanément rebaptiser le fricdestouristes. Car il y a bel et bien toute une économie basée entière
ment sur le tourisme, de la location au cadeau souvenir en passant par le restaurant, la visite payante d’un lieu et le parking.
Les chiffres du tourisme sont aussi importants que vertigineux. La France comptait en 2025 plus de 102 millions de touristes, toutes nationalités confondues. Cela représente 743 millions de nuitées et plus de 77 milliards d’euros. Ceci place notre pays comme première destination touristique au plan international,
hors cosmos.
Véritable levier économique, le tourisme a son revers. Ses effets néfastes sur l’environnement et les populations, notamment le tourisme de masse, sont désormais pris en compte. Un plan national de régulation des flux touristiques a été établi en 2023 suivi, un an plus tard, d’un vade-mecum pour évaluer les risques et faiblesses en terme de tourisme d’un territoire ou d’un lieu emblématique. Depuis quelques
années, on alerte sur le surtourisme, appelé aussi hypertourisme, qui touche notamment notre littoral.
Pratiquer l’œnotourisme, c’est faire de l’écotourisme et du spiritourisme. C’est être dans le culturotourisme et le ruralotourisme. C’est pratiquer le gastrotourisme avec un effet détentotourisme car le vin, sans excès,
apporte bien-être et petite euphorie. C’est s’adonner à l’éducatourisme en apprenant comment le raisin devient vin, et découvrir un peu de sportourisme car le métier de vigneron est physique. C’est soutenir notre territoire et contribuer à l’entretien d’un patrimoine incroyable constitué de châteaux magnifiques.
C’est repartir avec quelques belles et bonnes bouteilles qu’on sera fier et heureux de partager en famille ou avec des amis. C’est connaître comment la profession se réinvente, de la viticulture à l’œnothérapie.
Avant un voyage touristique, pour éviter les bouchons, consultez la « carte des vins » !
Bon mois de mai !
Paula Serrajent