
De gauche à droite : Juliette Leroy, responsable de la pépinière, Laetitia et Pascal, Géronimo Monteiro, conseiller Anabase. ©ADB
Hauts de Garonne Développement, l’agence économique au service des entrepreneurs de la Rive Droite, propose en particulier un parcours d’accompagnement pour les porteurs de projet. Le 22 septembre, au château Brignon, à Carbon-Blanc, Géronimo Monteiro, conseiller création et développement d’entreprise, a présenté la couveuse Anabase : le dispositif pour se tester en tant que dirigeant.
Anabase (1) est une maison Initiative Entrepreneuriat, financée par le Conseil Régional. Cette structure intervient en amont de la création d’entreprise, avant que l’entrepreneur soit immatriculé au SIRET. Celui-ci signe un CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise), d’une durée d’un à trois ans maximum, qui lui permettra d’exercer son activité sous le SIRET de la couveuse. Il bénéficiera ainsi de l’hébergement juridique, d’un compte bancaire lié à son activité et d’une possibilité de percevoir une rétribution en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Toutes les activités sont accueillies à l’exception du bâtiment, en raison de l’absence de garantie décennale, ou du commerce de détail exigeant un bail commercial de trois, six ou neuf ans. Anabase perçoit des frais de gestion à l’ouverture de chaque contrat (210 euros) et une cotisation de 54 euros par mois. En contrepartie, le candidat sera aidé dans son parcours entrepreneurial, qui débute par l’adéquation du porteur de projet face au marché jusqu’à la recherche de financements. Le chiffre d’affaires moyen constaté par les entrepreneurs est de 1 678 euros par mois, la première année.
AVOIR LA POSTURE DU CHEF D’ENTREPRISE
Ce métier exige de nombreuses compétences, en matière technique, commerciale et de gestion administrative et comptable. Mais aussi des qualités personnelles : être créatif, savoir fédérer une équipe autour d’une idée ou tout au moins des clients et des fournisseurs, gérer son stress et ses priorités… Tout un programme ! Géronimo Monteiro reprend cependant, avec la démarche de l’effectuation (2), cinq clefs qui permettent de démarrer à peu de frais : partir avec ce dont on dispose (un réseau, quelques liquidités, pas besoin de local), fixer une perte acceptable, coconstruire en ayant recours à l’intelligence collective, décider rapidement et transformer les imprévus ou obstacles en opportunités.
Ce métier exige de nombreuses compétences.
Deux participants à l’atelier se sont exprimés. Pascal, ancien restaurateur à Lormont, souhaite se reconvertir dans l’évènementiel grâce à la propriété d’un immeuble qui comprend deux salles de réception. Cependant il possède déjà un numéro SIRET en tant que loueur d’immeuble. Une possibilité d’adhérer
à Anabase reste à étudier pour son épouse, avec une structure juridique adaptée.
Laetitia, ingénieure en bâtiment à Ambarès, démarre actuellement une activité de courtage en travaux destinée à la clientèle de particuliers, plus précisément des artisanes féminines au service des femmes. Son immatriculation est en cours, mais elle va s’inscrire à la pépinière pour poursuivre son parcours entrepreneurial. « C’est plus sécurisant », précise Laetitia.
Alain Duleu-Burré
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(1) La Cité Numérique Entrée 5, Bat 1C Bld Jean-Jacques Bosc, 33130 Bègles.
(2) Approche entrepreneuriale centrée sur l’action et l’expérimentation.