
Présenter des musiques peu audibles dans les médias. ©CEC
La salle de spectacle multifonctionnelle de la Rive droite a fêté ses 15 ans au mois de septembre dernier. À l’occasion d’une visite organisée par le Club des Entreprises de Cenon le 27 mars, Patrick Duval, directeur de l’association Musiques de Nuit, a retracé le chemin parcouru.
Ce bâtiment emblématique noir et rouge a été conçu par l’architecte Bernard Tschumi. Il abrite trois salles de concerts, avec des contenances de 1200 places, 650 places et le Salon des Musiques qui peut accueillir entre 300 et 400 spectateurs. Coût de l’opération : 20 millions d’euros, partagé entre la Ville de Cenon et la Région, l’Europe, le Département et l’État. Musiques de Nuit définit le projet artistique et prévoit la programmation des concerts. Un espace de coworking, l’accueil des scolaires, une salle labellisée Micro-Folie (musées numériques), ainsi que la Cabane du Monde, salle intime source de tranquillité, complètent les activités. Un projet d’extension dans la salle de sport mitoyenne, actuellement fermée, a été
abandonné en raison du coût de l’opération.
« Le bâtiment vieillit bien ! », affirme Patrick Duval. L’Établissement public immobilier et foncier de l’État, a prévu la présence permanente de deux personnes chargées de l’entretien de l’immeuble. « Ici pas de graffitis ni d’affichage sur les murs, le bâtiment est en super état ! »
La Rive droite, c’est pas mal !
UN CHOIX POLITIQUE EN FAVEUR DE LA CULTURE
La médiation culturelle est très large. « Nous sommes à l’écoute des collèges, des centres sociaux et des associations, que nous invitons régulièrement. Nous accueillons en priorité les collégiens pour leurs stages de découverte de l’entreprise, en classe de troisième », ajoute Patrick Duval. Les concerts de rap ont aussi leur place. Grâce à la présence d’un agent de sécurité, le bâtiment est toujours respecté. Travaillant sur la Rive droite depuis 1990, le directeur de Musiques de nuit a constaté l’évolution de la population locale. « On ne peut plus parler de ghetto. Les perspectives sont bonnes pour la culture, avec l’ouverture prochaine du cinéma Utopia aménagé dans les murs du château Palmer. La Rive droite, c‘est pas mal ! Cela confirme le choix politique qui a été fait il y a vingt ans sur la culture. Même s’il y a eu débat sur le lieu, s‘agissant du parc Palmer, cette implantation fait aujourd’hui l’unanimité », conclut Patrick Duval.
Alain Duleu-Burré