Une partie des participantes. ©ADB

La Maison écocitoyenne La Source de Cenon, proposait le 5 août un atelier pratique pour apprendre à fabriquer ses propres produits d’entretien naturels et réduire ses déchets au quotidien. L’atelier était animé par Claire Grandjean (1), qui a présenté son activité.

Il y a une dizaine d’années, Claire Grandjean s’interrogeait pour diminuer le gaspillage au quotidien, faire des économies et respecter la santé. D’abord motivée par les produits en vrac dans les magasins bio pour la cuisine, elle s’orienta par la suite vers la fabrication de la lessive avec l’élaboration de recettes, après divers tests. Parallèlement, la période du Covid fut l’occasion d’une remise en question professionnelle, en recherchant « plus de sens, du concret et des liens humains ». En étant salariée d’une enseigne de produits en vrac, Claire anima progressivement des ateliers à destination des habitants, et des centres sociaux. Puis, micro-entrepreneuse à l’enseigne d’Éclore, en partenariat avec le CCAS (2) de Mérignac, elle proposa des kits d’hygiène à destination des personnes sans logement ou bien précaires. En 2025, elle participa à divers évènements à Cenon, à l’initiative des bailleurs sociaux.

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Ingrédients pour un litre de lessive liquide
• 1 litre d’eau
• 1 cuillère à soupe rase de cristaux de soude
(matière première minérale)
• 20 g de savon de Marseille en paillette
• 20 g de savon noir liquide

Coût des fournitures : environ 0,50 euro.

Préparation
1. Mettre tous les ingrédients dans une casserole et porter à ébullition. Laisser frémir jusqu’à ce que les paillettes de savon soient totalement fondues.
2. Attendre que le mélange soit tiède avant de le verser dans un contenant propre à l’aide d’un entonnoir. Secouer avant chaque utilisation et mettre entre 100 ml et 200 ml dans le compartiment de la machine à laver.

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Des recettes simples avec peu d’ingrédients

L’animatrice, dans sa lutte contre le gaspillage, s’est aussi intéressée à la fabrication d’éponges ou lavettes, les « tawashis » originaires du Japon. Il suffit d’utiliser un petit métier à tisser fait maison et des bouts de tissus, idéalement des chutes de manches de T-shirts ou bien de chaussettes, afin de découper dix bandes et de confectionner une tresse. « Nous consommons énormément d’éponges en France, en moyenne une par semaine par ménage. La durée de vie du « tawashi » est d’environ six mois. Il est en effet lavable en machine. »

Angélique, une participante, indique que « la nature nous donne plein de choses, tout ce dont on a besoin ». Jennifer, une autre participante, est enseignante dans une école primaire où Claire interviendra à la rentrée pour sensibiliser les élèves à l’écologie et à la fabrication de produits naturels. Chacune a apprécié
l’atelier.

Ellen et Alain Duleu-Burré

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  • (1) claire.g21@orange.fr Instagram : @ecloreateliersecolution
    (2) Centre Communal d’Action Sociale