Captifs, de Perrine Austry (Éditions Kubik)

Ce livre se lit sous la forme d’un roman avec son intrigue axée sur le suspense, la tension et les émotions fortes. Il se déroule dans une zone reculée du Lot-et-Garonne. Laurent, un père célibataire, y vit avec sa fi lle Alizée, cherchant une vie paisible loin des villes. Un soir d’hiver un couple arrive au gîte, perturbant leur tranquillité. Valérie, membre du couple, se montre d’abord douce, puis de plus en plus envahissante et diabolique. Le livre devient alors un huis clos où Laurent se rend compte qu’il est pris au piège dans un environnement qui semblait être une protection, mais qui devient une menace.

« Il y a sept ans, Laurent espérait un nouveau départ dans le Lot-et-Garonne, mais c’est aujourd’hui qu’il le prend », conclut l’autrice.

Isabelle Monnet

————————————————————————

Nerona, d’Hélène Frappat (Éditions Actes Sud)

Ce court roman de 154 pages frappe au cœur le lecteur, en voyant agir son héroïne, femme politique dictatoriale, au langage parfois populaire, qui a pour nom Nerona. Elle a gagné les élections avec le programme populiste de son parti le F.E.U (Force, Energie, Union), devenu très vite le parti unique. Se faisant appeler Monsieur le Prince, elle détruit à force de lois et de décrets insensés la démocratie en place dans son pays, l’entraînant vers la catastrophe. L’autrice voulait, à travers la blonde Nerona, évoquer Giorgia Méloni, mais son comportement rappelle à la fois l’empereur Neron et Donald Trump. Ce livre est une satire condensée à la fois grotesque et effrayante des dictatures de notre temps. On rit jaune.

Danièle Heyd