
Tournée de promotion pour Perrine Austry. ©IM
Samedi 7 février à Créon, l’écrivaine Perrine Austry rencontrait ses lecteurs à l’occasion d’une séance de dédicace organisée par la Librairie Fauve. Une ambiance conviviale pour cette rentrée littéraire où l’auteure a pris le temps d’échanger avec l’Écho des Collines et le public venu découvrir « Captifs » son 4e roman, paru le 15 janvier aux Éditions Kubik (1).
Écho des Collines : Perrine Austry, comment vous présenter ?
Perrine Austry : Au départ je suis professeure de philosophie de formation et cela fait quatre ans que je suis auteure à plein temps.
EDC : Pouvez-vous nous faire un court résumé de votre manuscrit ?
P. A. : C’est l’histoire d’une vie qui bascule en un week-end. Ce qui m’intéressait c’est vraiment de travailler l’histoire de quelqu’un, sur 48h, pour qui un micro-détail va provoquer un espèce d’engrenage dramatique. Pour cet homme, sa vie va voler en éclats sur un mot.
EDC : Pourquoi avoir fait le choix d’un huis clos ?
P. A. : Eh bien simplement parce que je venais de terminer un roman qui m’avait pris deux ans d’écriture, « Une vie en apnée », qui se passe en Norvège. Une odyssée au coeur des fjords gelés, du coup j’avais vraiment envie de changer. J’avais envie que ça se passe dans une campagne isolée, que ce soit en France. Le huis clos s’est imposé à moi parce que je trouvais que c’était ce qu’il y avait de plus tendu. Je voulais vraiment écrire un livre avec une tension dramatique très forte et le huis clos s’y prête parfaitement.
EDC : Pourquoi avoir choisi le Lot-et-Garonne précisément ?
P. A. : En réalité, je me suis baladée autour de chez moi. J’avais envie de trouver une région où l’agriculture est très forte, où il y avait des commerçants qui souffraient, je pense notamment aux gens concernés par les épidémies. On pense que dans le Gers ou le Lot-et-Garonne on fait du foie gras et on en vit et, en fait non, c’est très compliqué. J’ai donc cherché une région en crise où on pouvait avoir des lieux où il n’y a pas de réseau, où on est isolé où il y a une grande solidarité entre les habitants et, du coup, le Lot-et-Garonne s’est imposé à moi.
EDC : Avez-vous une routine d’écriture ?
P. A. : Oui ! 7h – 15h en général, tous les jours. Avant j’étais prof, maintenant je ne fais que ça. J’ai la chance de faire partie des 2 % d’auteurs qui vivent de leur travail. Actuellement, je suis en tournée de promo, sinon je travaille tous les jours.
EDC : Quelles ont été vos sources d’inspiration, notamment le personnage de Valérie ?
P. A. : En fait, un déclic après avoir vu un reportage sur Arte, un documentaire animalier, mais là je ne vous en dis pas plus… (rires).
Propos recueillis par Isabelle Monnet & Romain Nuel
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(1) « Captifs », de Perrine Austry (Éditions Kubik, 18 euros).
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