
Le court Rebond. ©EDB
À Saint-Sulpice-et-Cameyrac, le club de tennis s’engage contre la violence envers les enfants, avec l’association Rebond.
Le 8 décembre a eu lieu l’inauguration du court de tennis aux couleurs verte et bleue de l’association Rebond. Celle-ci a été cofondée fin 2016 par Angélique Cauchy, 37 ans, victime de violences sexuelles de la part de son entraineur de tennis, entre l’âge de 12 et 14 ans. L’association a deux objectifs : faire de la prévention auprès de tous les publics et apporter de l’aide aux victimes, enfants ou adultes.
En ce qui concerne les enfants, elle lutte contre les violences physiques, psychologiques ou verbales. Le club de tennis de Saint-Sulpice-et-Cameyrac est le premier en France à créer un court Rebond. Angélique espère qu’en 2026 il y en aura un par club. Quant à l’aide aux victimes, ce sont plutôt des femmes qui la demandent. L’association comptera quatre salariées à partir de janvier.
Rebond Cup est la deuxième action de l’association. Il s’agit de s’investir dans des compétitions mixtes pour enfants de 11 et 12 ans pour qu’ils apprennent le « vivre ensemble » et pour qu’il y ait des relations saines entre filles et garçons. Quant au Challenge Rebond, il consiste à se filmer en train de jongler sur la tranche d’une raquette plus de 25 fois. Des entrées à Roland-Garros seront à gagner.
Il est aussi prévu une exposition de photos labélisée par le Ministère des sports et l’Unesco ainsi qu’un programme éducatif à travers l’art, pour les jeunes de 11 à 18 ans. Pour les plus petits, un court métrage et une pièce de théâtre leur seront présentés.
Gilles Aymard, président du club, a rendu hommage à Angélique en insistant sur « sa force, son intelligence, son honnêteté, sa persévérance. Rien ne doit être comme avant ». D’où la création « d’un court de tennis totalement dédié à l’association Rebond et à ses actions, parce que chaque enfant compte ».
Ellen Duleu-Burré
