La rue des Chalets où de nombreuses maisons ont été rénovées. ©EDB

Être éclaireur urbain permet à des personnes en recherche d’emploi de s’investir dans l’association Alternative Urbaine et de favoriser leur avenir professionnel. Cette association propose des balades commentées sur le territoire de la Métropole, en mettant en valeur des quartiers méconnus du grand public.

Nous avons pu ainsi découvrir l’histoire sociale du bas Cenon, autrefois parent pauvre de la Métropole, et qui était un terrain très marécageux. Ce qui est devenu la mairie en 1913 appartenait à un grand domaine probablement viticole. De l’autre côté de l’avenue Jean-Jaurès se trouvait le château viticole Pichardy. Cette famille existe toujours.

Beaucoup d’Espagnols et de Portugais ont commencé à s’installer dans le bas Cenon après la Première Guerre mondiale. Dans les années 1960, les ouvriers du port vivaient là dans des maisons modestes, par exemple, rue des Chalets. Ces maisons se composaient de deux chambres, une cuisine et un petit jardin. Ce fut le début de l’habitat social du quartier à la fin du XIXe siècle. La construction de la voie ferrée a pris dix ans. Les travaux ont eu lieu jour et nuit et 80 échoppes ont été rasées, ce qui a été très mal vécu par les riverains ! Quant à la rue Camille-Maumey, elle porte le nom d’un membre du parti communiste qui a été arrêté, puis exécuté avec 147 autres personnes en novembre 1940. L’urbanisation a bien sûr transformé le territoire.

Ellen Duleu-Burré