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Thierry Chambolle habite Caillau et c’est dans le grenier de sa maison qu’il a trouvé les éléments propices à son roman, « Une idylle ottomane au temps de la réalisation du canal de Suez » (L’Harmattan).

Selon Thierry Chambolle, « dans un carton, il y avait les archives concernant un de mes lointains ancêtres, Auguste Gabeiron, officier de marine : toutes les pièces de sa vie et une dizaine de lettres de Ferdinand de Lesseps, le créateur du canal de Suez. » Auguste Gabeiron avait une fille, Noëmi. Voilà donc l’auteur qui, par son imagination va en faire une créature romanesque. Ancien directeur de Suez et membre d’une association pour le souvenir de Ferdinand de Lesseps, Thierry Chambolle définit ainsi les grands axes de sa création : « C’était à la fois « une histoire de femme, une histoire du canal de Suez et une histoire qui correspondait à mon engagement dans l’association. »

TRAQUENARDS POLITIQUES ET ROMANCE

Ce roman évoque donc surtout le combat de Ferdinand de Lesseps pour obtenir de la Sublime Porte, l’autorisation de creuser le canal de Suez, malgré les manigances de l’Angleterre. Mais ce sujet est vu et rapporté par une jeune narratrice, Noëmi, qui, avec sa famille, quitte la France pour aller vivre à Constantinople. Eblouie un temps par la personnalité charismatique de Ferdinand de Lesseps, elle découvre la vie et l’Orient, avec toute la naïveté d’une jeune fille du XIXe siècle. Pendant son séjour ottoman, l’évolution de ses sentiments pour son jeune mari, François, forme le cadre de cette jolie romance. Même si le roman contient quelques longueurs sur les services maritimes, c’est un beau livre très bien documenté.

Danièle Heyd