
Un moment de poésie et de rencontre. @FR
Une boum participative pour retrouver le plaisir de se rencontrer.
À Bordeaux, le temps est à la danse : on danse sur les quais, sur la place de la mairie… Ce jeudi 28 août c’était sous le préau d’une école à Ambarès. Des inconnus ont été invités pour un soir à danser ensemble sans se connaître, simplement. À danser le slow, justement, pour trouver ou retrouver un contact que les danses modernes ont oublié.
Ce soir-là, donc, on participe à une performance, avec musique, lumières, textes, poèmes, et comédiens discrètement mêlés à l’assemblée. On est invité, on invite, on danse. Pas si facile !
Les nostalgiques des années 1970 et des boums retrouvent le cadre de ces moments d’intimité où, après un rock endiablé qui vous mettait le corps à 100 à l’heure, on se reposait légitimement dans les bras de son partenaire, essoufflés, émus, pour s’apaiser, parler, s’étreindre… et plus si affinités.
Sont arrivés le sida, plus tard le covid, où chacun devient un danger pour l’autre, on s’éloigne, on danse seul, on perd le contact. Slow retrouvé ce soir-là, valorisé, raconté, guidé, ensemble jeunes et vieux, hommes ou femmes, grands ou petits, indifféremment mélangés et dansants. Situation exceptionnelle et toute simple, on s’est parlé, on a écouté la musique et la poésie, on a regardé les comédiens danser dans la lumière.
Bravo la compagnie des Limbes, l’Eté métropolitain et le pôle culturel Evasion pour ce moment de poésie et de rencontre.
Françoise Rouquié
