L’environnemnt a été pris en compte ©ADB

Le 11 décembre dernier, Jean-Luc Gleyze, président du Département de la Gironde, a inauguré une nouvelle voie d’une longueur totale de 4 kilomètres. Le résultat d’une très longue procédure.

 

Bertrand Gautier, maire de Fargues-Saint-Hilaire, a rappelé que le projet a été lancé lors d’une délibération municipale en novembre 2008. Dix ans d’études furent nécessaires afin de démarrer le chantier en octobre 2018. Le premier édile a précisé les objectifs poursuivis : « supprimer les bouchons du centre-ville (1). Créer une voie expérimentale, dédiée au covoiturage et à la circulation du car express 407. Aménager une zone économique en bordure de cette nouvelle voie, avec une possibilité de 80 emplois nouveaux ». Jean-Luc Gleyze a également insisté sur l’innovation apportée par l’utilisation d’un enrobé, classé comme dépolluant, qui a la « particularité de piéger les particules fines d’oxyde d’azote ». Coût total du projet pris en charge par le Département : 19 millions d’euros.

Quelques habitants de la commune nous ont donné leur avis sur la voie dédiée au covoiturage : « c’est une très bonne idée. Maintenant il faut que ça soit respecté. Je l’utiliserai car je covoiture pour aller travailler ». « J’ai des doutes sur le respect de la voie réservée. » « Je pra-
tique ce type de voie à Mérignac à proximité de Thalès, car je travaille là-bas. Ça fonctionne très bien et il n’y a pas d’abus. »

Parions donc sur le civisme des usagers du contournement !

Alain Duleu-Burré

1. 19 000 voitures et camions traversent la commune chaque jour.

CENON : Geörgette Power sort de résidence

Geörgette Power dans les locaux de la résidence d’artiste Rue Pergaud à Cenon ©Sabine Taverdet

Arrivé en octobre, l’artiste plasticien issu des Beaux Arts a travaillé pendant trois mois sur le langage au sein des ateliers partagés de la rue Pergaud. « J’ai été invité pour un temps de recherche autour de la question du langage. J’emploie la voix de synthèse comme on emploie une langue étrangère que l’on ne comprend pas et, je questionne l’im-pact de ces voix numériques sur le langage et l’interaction. »

Une « histoire naturelle » du langage et une vision nouvelle de la communication, biaisée en ces temps de pandémie où le masque se pose en interface. Se parler autrement aussi quand on ne pratique pas la même langue que l’autre : un apprentissage que Geörgette a pu mettre en pratique lors de ses rencontres pendant la résidence. « J’ai démarré un travail avec la classe éveil de l’école de musique autour de la voix et avec l’espace tex-tile nous avons évoqué la mythologie Dogon qui expose cette dernière comme résultant du haut du corps, décrit comme un métier à tisser. Puis j’ai récolté des anecdotes telles que celles d’humains ne parlant pas la même langue qui se retrouvent à s’adapter à la machine pour traduire leurs pensées. »

Des histoires qui viendront nourrir l’artiste en attendant de pouvoir écouter le fruit de son travail lors de la Nuit Verte 2022 qui se tiendra au parc Palmer le 24 septembre. En attendant, les ateliers partagés continuent de narrer leurs histoires lors de portes ouvertes le 2 mars de 14h à 20h.

Sabine Taverdet & Yohan Ferré