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En période de crise inflationniste, avec une forte hausse des prix alimentaires comme de l’énergie, les Français « ont recours à tous les expédients possibles pour préserver leur pouvoir d’achat et se maintenir à flot, comportements entrant dans le champ de ce que nous appelons l’« économie de débrouille », analyse une récente note de la Fondation Jean Jaurès, rédigée par le sondeur et analyste politique Jérôme Fourquet (1).

Toujours selon cette note, « un Français sur cinq s’adonne mensuellement à une activité de vente d’objets à des particuliers via Internet. Cette proportion s’établit même à 33 % parmi les 18-34 ans et à 28 % chez les 35-49 ans ». Ce qui en fait un « phénomène émergent ». Contrairement aux traditionnels vide-greniers, bric-à-brac ou bourse aux jouets/vêtements qui, d’après les données de l’Ifop, sont fréquentés par 30 % de la population française, seniors compris.

Pour Jérôme Fourquet, « ce retour en grâce de l’économie informelle et des échanges entre particuliers sur des montants financiers mineurs constitue un indice de paupérisation du pays et de la « smicardisation » d’une partie de sa population. Mais ce phénomène renvoie  également à la volonté politique d’une frange de la population de développer à côté du marché ou sous le marché des espaces d’échanges informels ». Que les motivations soient écologistes ou anticapitalistes, « la montée en puissance de l’économie de la débrouille devrait se poursuivre dans les prochaines années ».

Aussi, en cette rentrée, L’Écho des Collines a fait le choix de se pencher sur ces modes de consommation alternatifs sur la Rive droite, avec des témoignages d’utilisateurs locaux de plateformes nationales type Leboncoin, Vinted ou Blablacar (page 5) ; un focus sur la lutte contre le gaspillage alimentaire (page 6) ; un point sur différentes applis proposant des échanges de services entre particuliers (page 7) ; un tour du côté des traditionnelles assos comme le Secours populaire ou Emmaüs (page 8) et du côté des braderies et bourses aux jouets/vêtements (page 9) ; pour enfin, terminer par les recycleries qui attirent un public varié (page 10).

Bonne lecture ! 

Coraline Bertrand

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(1) En partenariat avec Le Point, 29/02/2024 : La vitalité de « l’économie de la débrouille » : symptôme du désarrimage des catégories populaires et (en mineur) des aspirations à une alterconsommation.