Mars, le printemps des femmes et des filles
La journée internationale des femmes, appellation officielle de l’ONU, puise son origine dans les luttes féministes américaines et européennes du début du XXe siècle. Elle devient un jour férié en 1921, en Russie soviétique. C’est en 1977 que le 8 mars est posé comme le jour officiel de la lutte pour les droits des femmes, sur invitation des Nations Unies envers tous les pays de la planète.
Cette journée est un jour férié dans de nombreux pays et parfois même seulement pour les femmes comme au Népal, en Chine ou à Madagascar. En Allemagne, c’est férié seulement à Berlin et pour tous. En France, le 8 mars n’est pas un jour férié.
Cette journée se concrétise par de multiples manifestations pour faire la lumière sur les avancées et poursuivre les revendications. C’est aussi l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Avant de se stabiliser dans le calendrier, elle a été célébrée fin février puis le 19 mars pour finalement exister le 8 mars. La journée a également connu différentes appellations, liées aux mouvements qui s’en sont emparés, et à partir de 1996, un thème lui a été attribué.
Pour n’en citer que quelques-uns rangés chronologiquement : « Célébrer le passé, planifier l’avenir », « Les femmes à la table de la paix », « L’égalité en faveur des femmes », « Les femmes au centre de la sécurité alimentaire », « Les rôles de la femme dans la prise de décisions », « Les femmes et les hommes unis pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » ; en 2009, « L’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels », « Planète 50-50 d’ici 2030 : franchissons le pas pour l’égalité des sexes » en 2016 ; ou encore « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ».
On se rend vite compte qu’avec une seule journée officielle, les améliorations de la condition féminine ne seraient pas aussi conséquentes. On comprend qu’entre deux 8 mars, des personnes se mobilisent continuellement. On a le vertige en essayant d’imaginer ce qu’il en serait si cela n’existait pas.
Le thème retenu en 2025 est « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ». Il faut comprendre ici que l’autonomisation féminine est un processus permettant aux femmes de poursuivre des projets sociaux, économiques ou personnels au même titre que les hommes, avec les mêmes chances, la même considération et la même reconnaissance. Ça débute tout naturellement dès le plus jeune âge par l’accès à la connaissance.
L’Unicef indique que dans le monde, toutes les trois secondes, une fille est mariée avant l’âge de 18 ans, que plus de 70% des filles sont victimes d’un esclavage moderne et qu’une fille sur 4, en tre 15 et 18 ans, est déscolarisée. Une journée officielle du droit des filles « elles sont plus d’un milliard dans le monde » est célébrée le 11 octobre depuis 2015.
On se rend vite compte qu’avec une seulejournée officielle, les améliorations de la condition des filles avanceront lentement. On comprend qu’entre deux 11 octobre, des adultes doivent se mobiliser quotidiennement. On a le vertige en sachant ce qu’il en est bien que laprise de conscience existe.
Comme le printemps qui se fête en mars, le 20 cette année, et nous offre cette journée unique où la nuit et le jour sont à égale durée, j’espère qu’un jour proche viendra où les filles et les garçons seront à égalité de droit, promesse d’un monde d’adultes égaux sans distinction de genre.
« Le printemps s’annonce toujours rempli de promesses, sans jamais nous mentir, sans jamais défaillir. » Michel Bouthot, artiste et écrivain.
Vertueux mois de mars !
Paula Serrajent
